Comment lutter contre l’obsolescence programmée grâce à l’imprimante 3D ?

L’obsolescence programmée est un sujet de société de plus en plus récurrent. Tout le monde a conscience qu’il faut améliorer notre consommation pour des raisons écologiques, mais cela n’arrange pas ceux qui produisent les objets que nous achetons.

Pour eux, le meilleur scénario est celui dans lequel on change souvent les choses qu’on a déjà, et de préférence pour des objets tout juste sortis de leurs usines. Quand les gens commencent à garder leurs biens plus longtemps et à ne les jeter que quand ils cassent, la solution la plus simple, mais la plus malhonnête est de faire en sorte que cette casse arrive plus tôt.

Pas trop tôt, sinon le public va penser que ce que les produits ne sont pas fiables.

Pas trop tard, sinon le chiffre d’affaires ne sera pas assez bon. Si on pouvait « programmer » la durée de vie des appareils, ça serait génial. Les ingénieurs du bureau d’études dimensionnent la charnière du dernier modèle pour être sûr qu’elle puisse subir de nombreux cycles d’ouverture/fermeture.

S’ils arrivent à faire en sorte de garantir 100000 cycles, peut-être qu’en leur demandant de réduire cette durée de vie à 20000 cycles, les consommateurs remplaceront le produit plus souvent. Et voilà comment fonctionne l’obsolescence programmée.

Cette charnière un peu trop fragile, il n’est évidemment pas possible de l’acheter au service après-vente du fabricant. Cela défierait le but. Elle n’est pas compliquée pourtant. On pourrait la fabriquer nous-mêmes si on avait une machine. On pourrait en plus la renforcer pour éviter qu’elle casse à nouveau. C’est là qu’intervient l’imprimante 3D. A partir d’une bobine de plastique et un plan sur ordinateur, elle peut réaliser de façon autonome une pièce en quelques minutes ou quelques heures.

impression 3D avec blender

Je m’y suis mis justement à l’impression 3D, et je dois dire que ça a révolutionné mon quotidien. J’ai choisi une RepRap de chez Get3DPrinted à Saint-Etienne. Elle permet de faire des pièces de très bonne qualité. Pour celles qui demandent de la résistance mécanique, il est possible d’utiliser de l’ABS ou du nylon, qui supportent très bien les efforts. Pour celles où je veux de belles couleurs vibrantes et où la solidité n’est pas le critère principal, j’utilise du PLA qui est fait à partir d’amidon de maïs et donc n’est pas nocif pour l’environnement.

impression 3D avec freecad

Quand quelque chose casse chez moi, je regarde si je peux le réimprimer en 3D. Si ça me semble possible, je la mesure puis je la dessine grâce à un logiciel comme freeCAD ou Blender. Ensuite je la convertis en format STL qui est utilisé par toutes les imprimantes. Cela signifie que n’importe qui peut imprimer mes modèles. Une fois que je l’ai imprimé et testé, je poste mon modèle sur un site de partage comme youmagine.com en mettant la référence de la machine pour laquelle elle est compatible. Grâce à un compteur, je peux voir combien de personnes ont téléchargé ma pièce. Certains me laissent même des commentaires, ce qui est encourageant pour continuer à prolonger la vie de nos objets du quotidien.

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